Politique

La Nouvelle-Zélande est une démocratie parlementaire indépendante et officiellement une monarchie constitutionnelle. Le monarque du Royaume-Uni, actuellement Élisabeth II, est le chef d'État en tant que monarque de Nouvelle-Zélande. En son absence, elle est représentée par un Gouverneur général, poste occupé actuellement par Anand Satyanand. La reine « règne mais ne gouverne pas » ; elle n'a aucune influence politique, sa fonction étant surtout symbolique.

Il n'y a pas de constitution écrite ; le Constitution Act 1986 est le principal document formel qui traite de la structure constitutionnelle du pays ; le premier Constitution Act date de 1852. Le gouverneur général a le pouvoir de nommer et de limoger le Premier ministre et de dissoudre le Parlement. Il est également à la tête du Conseil exécutif, un comité formel consistant en tous les ministres de la Couronne. Les membres du Conseil doivent être membres du Parlement, et la plus grande partie sont au cabinet. Le cabinet est l'organe exécutif le plus haut placé ; il est dirigé par le Premier ministre, qui est également le leader parlementaire du parti ou de la coalition au pouvoir.

Le Parlement de Nouvelle-Zélande n'a qu'une chambre, la Chambre des représentants, qui réunit normalement 120 députés[62]. L'ancienne chambre haute, le Conseil législatif, a été abolie en 1951. Les élections législatives se tiennent tous les trois ans sous une forme de scrutin proportionnel plurinominal appelé représentation proportionnelle mixte, introduite en 1993 suite à un référendum. Les élections législatives de 2005 ont amené la création d'un siège supplémentaire (overhang) au Parlement, occupé par le Parti maori ; en effet, il a obtenu plus de sièges au scrutin par circonscription que son score au scrutin par liste lui en aurait donnés (cf. le système de calcul en représentation proportionnelle mixte).

Le Premier ministre est actuellement, et pour la 3e fois - 1999-2005 - Helen Clark, membre du Parti travailliste de centre-gauche, réélue de justesse en septembre 2005 pour un 3e mandat. Les travaillistes forment une coalition formelle avec Jim Anderton, le seul parlementaire du Parti progressif. En plus des partis de cette coalition, New Zealand First et United Future se sont engagés à soutenir l'exécutif lors des votes de confiance et sur le budget, en échange de postes de ministres (hors cabinet) pour leurs leaders. Les Verts ont également pris cet engagement. Depuis le début de 2007, le Parti travailliste a également le vote proxy de Taito Phillip Field, ancien député travailliste devenu indépendant. Ces accords assurent au gouvernement une majorité de sept parlementaires lors des votes de confiance.

Le leader de l'opposition est John Key du Parti national (centre-droit). Le parti ACT et le Parti maori sont également dans l'opposition. Les Verts, New Zealand First et United Future votent tous contre le gouvernement sur certains sujets.

Le tribunal supérieur est la Cour Suprême de Nouvelle-Zélande, depuis le Supreme Court Act 2003, qui a aboli la possibilité d'appel au comité judiciaire du Conseil privé de Londres. La présidente de la Cour suprême est la Dame Sian Elias. Le système judiciaire inclut également la Haute Cour et la Cour d'appel ainsi que des cours inférieures.

C'est le seul pays au monde où tous les postes de premier rang ont déjà été occupés par des femmes: la Reine ; l'ancien gouverneur général, la Dame Silvia Cartwright ; le Premier ministre Helen Clark ; le président de la Chambre des représentants Margaret Wilson, et le président de la Cour suprême, la Dame Sian Elias, ont occupé ces postes entre mars 2005 et août 2006. La Nouvelle-Zélande est également le premier pays à avoir donné aux femmes le droit au vote, en 1893.

Ce que l'on nomme le « Royaume de Nouvelle-Zélande » (Realm of New Zealand) inclut les îles Cook et Niue, autonomes, mais en association libre, Tokelau, et la dépendance de Ross (la revendication territoriale de la Nouvelle-Zélande en Antarctique).

La Nouvelle-Zélande est particulièrement en pointe sur les sujets touchant à l'écologie, les droits de l'Homme et le libre-échange, particulièrement en agriculture.

Elle est membre des organisations géopolitiques suivantes : l'APEC, East Asia Summit, le Commonwealth, l'OCDE, et les Nations unies. Elle a signé de nombreux accords de libre-échange, dont le plus important est le Closer Economic Relations avec l'Australie.

Pendant son premier siècle d'existence, la Nouvelle-Zélande s'alignait sur le Royaume-Uni en politique étrangère. Elle déclare la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939 ; le Premier ministre de l'époque, Michael Savage, proclama « Où elle va, on va ; où elle est, nous sommes. ». Toutefois, la guerre finie, l'influence des États-Unis s'accroît ; en même temps la Nouvelle-Zélande commence à ressentir plus clairement son identité nationale. Elle signe le traité de l'ANZUS (Australia, New Zealand, United States Security Treaty) en 1951 et envoie des troupes participer aux guerres de Corée et du Viêt Nam. Le Royaume-Uni se replie de plus en plus sur l'Europe suite à la crise du canal de Suez. La Nouvelle-Zélande se voit ainsi forcée de développer de nouveaux marchés après que le Royaume-Uni a rejoint la Communauté européenne en 1973.

La Nouvelle-Zélande est traditionnellement proche des positions de l'Australie, dont la politique étrangère prenait une tendance historique similaire. De nombreuses îles dans le Pacifique, dont les Samoa, ont à leur tour suivi la direction de la Nouvelle-Zélande. L'influence américaine sur la Nouvelle-Zélande diminue après l'échec de la Guerre du Viêt Nam, l'affaire du Rainbow Warrior et des désaccords sur l'environnement et l'agriculture ainsi que la politique anti-nucléaire de la Nouvelle-Zélande.

Le traité ANZUS prévoyait une coopération militaire complète entre la Nouvelle-Zélande, l'Australie et les États-Unis, mais ce n'est plus le cas. En février 1985, la Nouvelle-Zélande refusa de donner accès à ses ports aux navires nucléaires ou transportant des armes nucléaires. Le pays devient territoire dénucléarisé en juin 1987, le premier État occidental à le faire. En 1986, les États-Unis annoncent la suspension de ses obligations définies par le traité avec la Nouvelle-Zélande. Le New Zealand Nuclear Free Zone, Disarmament, and Arms Control Act 1987 interdit l'installation d'armes nucléaires sur le territoire ainsi que l'entrée dans les eaux territoriales néo-zélandaises de navires nucléaires ou portant des armes nucléaires. Cette législation reste une source de controverse et forme la base du refus constant de la suspension du traité demandée par les États-Unis.

En plus des nombreuses guerres entre les iwi (tribus), et entre les colons britanniques et les iwi, la Nouvelle-Zélande a participé à la Guerre des Boers, les Première et Seconde guerres mondiales, la Guerre de Corée, le Malayan Emergency (et a envoyé des troupes et des avions dans le conflit qui en découla avec l'Indonésie), la Guerre du Viêt Nam, la Guerre du Golfe, la Guerre d'Afghanistan, et a envoyé une unité d'ingénieurs militaires améliorer l'infrastructure irakienne pendant une année lors de la Guerre en Irak.

La New Zealand Defence Force comprend trois branches : la New Zealand Army, la Royal New Zealand Navy, et la Royal New Zealand Air Force. Le pays considère que ses besoins en défense nationale doivent être modestes ; il a démantelé ses capacités de combat aérien en 2001. La Nouvelle-Zélande a envoyé des troupes dans plusieurs missions de maintien de la paix récentes, tant régionales qu'internationales : à Chypre, en Somalie, en Bosnie-Herzégovine, au Sinaï, en Angola, au Cambodge, à la frontière Iran-Irak, à l'île Bougainville, au Timor oriental, et aux îles Salomon.

Nouvelle-Zélande
Position géographique: Nouvelle-Zélande
Carte: Nouvelle-Zélande
Armoiries: Nouvelle-Zélande
Langue Officielle:
Anglais, Maori
Capitale:
Wellington
Premier Ministre:
Helen Clark
Reine:
Élisabeth II
Gouverneur Générale:
Anand Satyanand
Superficie Rank:
73e
Superficie KM carré:
268 680 km²
Superficie Eau:
Négligeable
Population Rang:
120e
Population Totale:
4 105 327 hab.
Population Densité:
15 hab./km²
Gentilé:
Néo-zélandais, Néo-zélandaises
Monnaie:
Dollar néo-zélandais (NZD)
Fuseau:
UTC +12 (été +10)
Hymne:
God Defend New Zealand
Domaine:
.nz
Tel:
+64
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