Économie

La forte croissance des années quatre-vingt-dix lui avait valu le titre de tigre celtique.

Comme quinze autres pays européens, l'Irlande a abandonné sa monnaie nationale, la livre irlandaise, pour adopter l'euro le 1er janvier 1999 (les pièces et billets ayant été introduits le 1er janvier 2002).

Le taux de croissance économique en Irlande avait atteint 10,5% en 2000 ; en 2005 le taux de croissance était de 5,5% pour 6% en 2006.

Le taux de chômage est de 4,3% (2005). Au deuxième trimestre de 2006, 2 017 000 personnes travaillaient en République d'Irlande, soit 87 800 personnes de plus que l'année précédente. La plus forte hausse a eu lieu dans l'industrie de la construction et la vente. Toutefois, malgré ce développement économique, le bureau central des statistiques estime que 19% de la population présente des risques de pauvreté. Ceci est en partie dû à la forte inflation de ces dernières années, notamment dans le domaine du logement.

Selon des statistiques publiées par Eurostat et la Commission européenne, l’Irlande arrive au troisième rang des pays de l'UE (après le Luxembourg et le Danemark) pour le PIB par habitant ajusté en fonction des normes de pouvoir d’achat. Elle était au douzième rang selon les mêmes critères en 1992.

En 1987, un consensus national a abouti à la volonté de sortir du sous-développement chronique qui caractérisait l'Irlande depuis la Grande Famine de 1851. Comparativement aux autres pays européens, l'économie irlandaise pouvait être qualifiée d'"économie de subsistance"; avec une industrie archaïque et un niveau de vie très en deçà des standards occidentaux (le PIB par hab PPA était inférieur de plus de 50% à celui d'un américain en 1987). Bien que la croissance économique eut été de 4% par an entre 1970 et 1985 (contre 2.7% en Europe et 3.2% aux USA), cela s'avérait encore insuffisant pour que irlandais atteignent un niveau de vie comparables aux autres pays européens.

L'économie de l'Irlande était alors très dépendante de son voisin le Royaume-Uni, qui constituait encore plus la moitié des exportations au début des années 1980.

Ce sous-développement caractéristique de l'Irlande se traduisait par une émigration massive (plus de 30000 personnes par an, soit 10% de la population chaque décennie), un chômage endémique en zone urbain (17% en 1987) et une misère autant rurale que urbaine, particulièrement visible dans les quartiers nord de Dublin.

Les indicateurs sociaux (espérance de vie, mortalité infantile, pauvreté primaire) étaient alors notoirement mauvais.

Il est cependant à noter que, hormis à Dublin, la société irlandaise était alors jusque dans les années 1980 relativement égalitaire.

Ces réformes d'inspiration libérale ont cependant été menées de manière très pragmatique par les gouvernements successifs quelle que soit leur couleur politique Fianna Fail (centre droit national) ou Fine Gael (centre gauche libéral).

Les réformes menées depuis 1987 ont dopé l'attractivité du pays pour les multinationales avec des taux d'impositions sur les sociétés très bas (12.5% contre 33.3% en France), une TVA réduite à 13.5%, et une fiscalité directe sur les particuliers elle aussi favorable.

Une meilleure compétitivité et l'implantation de nombreuses compagnies étrangères ont permis la création de centaines de milliers d'emplois, dans tous le secteur de l'industrie et des services. Suite à cela, le tourisme, le commerce de détail, et la construction ont connu un développement exceptionnel.

Les lotissements à l'américaine ont poussé comme des champignons dans les années 1990 et 2000 à la périphérie de Dublin, Galway et Cork. Les prix de l'immobilier tant à la location qu'à l'acquistion ont atteint des sommets à Dublin (le prix du mètre carré étant plus cher qu'à Paris en 2007). Les grosses berlines allemandes et japonaises ainsi que les 4x4 sont désormais légion à Dublin, malgré leur prix prohibitif en Irlande.

Ainsi, l'économie irlandaise a décollé de manière remarquable. Les taux de croissance économique ont été exceptionnels (+9% par an entre 1995 et 2000), et la croissance des échanges fulgurante. Le niveau de vie des irlandais était en 2007 parmi les plus élevés au monde, entrainant le retour au pays de nombreux émigrés américains. Par ailleurs, il est à noter une immigration importante depuis 2000 entrainant une augmenation de la population de 25 pour mille par an dans les années 2000, immigration en provenance des pays de l'Est (Pologne, Estonie...), de France (près de 200000 Français -soit 5% de la population!- vivent en Irlande), et d'Asie (de très nombreux chinois vivent à Dublin).

L'état se désendette grâce aux rentrées fiscales. Il n'y a plus de déficits. Le taux de chômage est très faible (4%), et l'économie manque de main d'oeuvre.

Cependant, la dépendance de l'Irlande vis à vis de l'extérieur est forte. Les infrastructures de transport routier et ferrovière, bien qu'en amélioration, n'ont pas suivi l'augmentation très forte du traffic. L'immobilier est en surchauffe, avec une augmentation démesurée des prix à cause d'une forte demande due à l'immigration.

Les déséquilibres sont évidents: l'endettement des irlandais grâce au "mortgage" (prêts hypothécaires) est démesuré. Optimistes par nature, leur taux d'épargne est très faible.

Dès début 2008, avant même la crise financière, la tendance semble se retourner.

La crise mondiale de 2008-2009 a balayé de plein fouet l'économie celtique.

La récession est particulièrement violente avec une contraction du PIB de 2% en 2008, 7.5% à 9% en 2009 (estimations), 1 à 3% en 2010 (prévisions); atteignant ainsi près 15% en 3 ans. Ces chiffres donnent le vertige de par leur ampleur. Ainsi le taux de chômage devrait atteindre 15% de la population active en 2010. Le déficit budgétaire, à cause de l'effondrement des recettes fiscales et de la hausse des dépenses sociales, explose (14% du PIB estimés pour 2010!)

Les prix à la consommation baissent fortement en 2009. Les prix de l'immobilier s'effondrent. Les pancartes "to let" et "for sale" (à vendre) fleurisent dans toutes les rues des villes du pays. Nombre de ménages connaissent des défauts de paiements sur leurs crédits immobiliers.

Les activités bancaires et financières qui avaient connu un essort sans égal à Dublin sur les bords de la Liffey dans les années 2000 ont été particulièrement touchées par la crise financière d'octobre 2008, mettant en grandes difficultés les principales banques du pays.

La délocalisation d'une partie des activités de l'informatique Dell de Limerick vers la Pologne, entrainant la perte de près de 2000 emplois (ce qui a l'échelle irlandaise est énorme!), est ressentie comme une catastrophe économique et sociale par l'Irlande tout entière pour cette région qui avait connu une renaissance économique dans les années 2000.

Les irlandais, pourtant naturellement dotés d'un optimiste chevillé au corps doutent sur leur avenir personnel. Les témoignages de la population à la radio et à la télévision quant aux difficultés actuelles sont quotidiens depuis 2008.

Toutes ces difficultés constituent un énorme défi pour la population et le gouvernement irlandais.

Irlande
Position géographique: Irlande
Carte: Irlande
Armoiries: Irlande
Langue Officielle:
Irlandais, anglais
Capitale:
Baile Átha Cliath (Dublin)
President:
Mary McAleese
Premier Ministre:
Bertie Ahern
Superficie Rank:
117e
Superficie KM carré:
70 273 km²
Superficie Eau:
2%
Population Rang:
121e
Population Totale:
4 234 925
Population Densité:
60 hab./km²
Independence:
Du Royaume-Uni
Independence Date:
21 janvier 1919
Gentilé:
Irlandais
Monnaie:
Euro (EUR)
Fuseau:
UTC +0 (été +1)
Hymne:
Hymne des Soldats
Domaine:
.ie
Tel:
+353
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