Histoire


Le général José de San Martín à Paris, 1849.

Un petit nombre de tribus indiennes peuplait l'Argentine avant la conquête espagnole. ( Tehuelche, Mapuche, toba, Patagones, ... )

En 1516, l'espagnol Díaz de Solís découvrit le Rio de La Plata. Le pays est colonisé entre le XVIe et le XVIIe siècles par les Espagnols.

Des mouvements d'opposition contre la métropole espagnole apparaissent à l'aube du XIXe siècle après avoir repoussé, en 1806 et 1807, deux expéditions militaires anglaises, car les Argentins durent se défendre seuls contre un ennemi autrement mieux armé et bien décidé à les recoloniser. Dès 1810 avec la Revolution de Mai (25 mai 1810) les Argentins deviennent indépendants. En 1813 le gouvernement brûle en place publique les instruments de torture et déclare l'abolition de l'esclavage. L'indépendance déclarée le 9 juillet 1816 (Congreso dans la ville de San Miguel de Tucumán) n'est que la conséquence juridique venant entériner ce qui est déjà une réalité. Plusieurs années de guerre contre l'Empire espagnol permettent aux Argentins de se séparer définitivement de l'emprise des Bourbons. Les généraux José de San Martín, Manuel Belgrano et Martin Miguel de Güemes entre autres, matent toute velléité espagnole de reprendre sa colonie. Au commandement d'une armée d'environ 4 000 soldats, San Martin réalise une campagne prodigieuse. Il traverse la cordillère des Andes et inflige des défaites cruciales à l'armée espagnole d'abord à la Cuesta de Chacabuco et puis (avec des troupes chiliennes de Bernardo O'Higgins) à Maipu, près de Santiago, où les Argentins détruisent définitivement l'armée royaliste stationnée au Chili.

La constitution sera proclamée en 1853, après la fin de la dictature de Juan Manuel de Rosas.

Les présidences se succèdent entre 1930 et 1983, mais sur seize présidents, onze sont des militaires et plusieurs sont « présidents de fait » (par opposition à président élu).

Jorge Videla (à droite) et son ministre de l'Économie José Alfredo Martínez de Hoz.

Perón parvint au pouvoir après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci ayant entraîné l’affaiblissement de l’Occident, l'Argentine devient, vers 1950, la neuvième puissance économique mondiale. Après la guerre, de très nombreux nazis fuirent en Argentine.

Le péronisme est un mouvement national-populaire ; il encadre la population argentine (syndicats, femmes, jeunes, ouvriers...) en leur octroyant des droits et un statut. Le partage des richesses est désormais moins déséquilibré et la classe ouvrière argentine, qui ne s'est jamais tournée vers le marxisme ou le communisme, s'identifie au mouvement péroniste. Peron a donc cette dernière sous son contrôle, en partie grâce à la redistribution des richesses nationales. Cependant, l'opposition de la bourgeoisie est pour le moins active ; dès le retournement de la conjoncture économique, au début des années 1950, le leader populiste va être amené à pratiquer l'autoritarisme pour continuer à controler l'Etat et le pays. par ailleurs, sa deuxième femme, Eva Duarte de Peron, n'est plus là pour galvaniser la population. En 1955, un coup d'Etat le chasse du pouvoir (l'armée bombardera la palce de mai, tuant de nombreux civils). Désormais, l'Argentine entre dans une période d'instabilité à la fois économique et politique. Le puissant mouvement péroniste est décapité mais va renaître sous la forme clandestine (sabotage, grèves...). Les élites du pays, revenues au pouvoir, cherchent alors une impossible formule de démocratie sans péronisme. Les militaires organisent des élections, puis reprennent le pouvoir quelques temps après et ce à deux reprises. En 1966 a lieu le coup d'Etat du général Ongania. Ce dernier, partisan de la manière forte, va mettre en place un régime bureaucratique et autoritaire. En réaction à la violence, les mouvements sociaux, les syndicats, les étudiants, les ouvriers vont se battre contre le régime jusqu'à prendre conscience de sa faiblesse. La situation s'aggrave jusqu'à l'année 1969, quand éclate le Cordobazo (un explosion de violence spontanée durant laquelle les ouvriers et les étudiants seront les principaux protagonistes). C'est la première pueblada (il y en aura bien d'autres dans tout le pays) : la population s'attaque aux symboles du pouvoir aurotitaire (police...) mais aussi à ceux des multinationales étrangères. le lendemain, le pays est paralysé par la grève générale. Désormais, même la classe moyenne, traditionnellment anti-péroniste, s'associe au rejet du pouvoir bureaucratique et autoritaire. Les militaires se retirent alors en bonne et due forme, essayant de ne pas perdre la face. Mais il trop tard et en 1973, la population assiste à la fin du régime militaire et à une véritable fuite des militaires qui rentrent dans leurs casernes, après 18 années d'interventions. Des élections démocratiques sont organisées, les militaires sont conspués, la gauche révolutionnaire voit ses organisations de masses légalisées et ses militants prisonniers sont tous libérés. L'extrême-gauche gagne des espaces de pouvoir au sein de l'Etat (Université...). On croit que les militaires ne reviendront pas. Jamais alors le climat politique n'avait été aussi propice à la gauche en Argentine.

Après le retour du général Peron en 1973, qui se solde par le massacre d'Ezeiza (affrontements entre la gauche et la droite péroniste), le pays s'enfonce dans une « guerre sale », qui commence dès l'Opération Indépendance dans la province de Tucuman. À cette occasion, les leçons apprises lors de la bataille d'Alger sont mises en pratique.

En mars 1976, un coup d'État dirigé par une junte de militaires (Jorge Videla, etc.) renverse la troisième femme de Péron, Isabelle Peron. On estime que la « guerre sale » a fait environ 30 000 victimes, dans la majorité des disparus, sans compter les milliers d'exilés.

Buenos Aires participe en outre à l’opération Condor, et de nombreux réfugiés politiques de pays voisins sont assassinés par le biais des services secrets ou d'escadrons de la mort (la Triple A). L'ambassade américaine est souvent au courant.

Argentine
Position géographique: Argentine
Carte: Argentine
Armoiries: Argentine
Langue Officielle:
Espagnol
Capitale:
Buenos Aires
Capitale Localisation Point Cardinaux:
34°37' S 58°21' W
Plus Grande Ville:
Buenos Aires
President:
Néstor Kirchner
Superficie Rank:
8e
Superficie KM carré:
2 766 8901 km²
Superficie Eau:
1,1%
Population Rang:
31e
Population Totale:
39 921 833 hab.
Population Densité:
14 hab./km²
Independence:
De l'Espagne
Independence Date:
9 juillet 1816
Gentilé:
Argentins
Monnaie:
Peso argentin (ARS)
Fuseau:
UTC -3
Hymne:
Himno Nacional Argentino
Domaine:
.ar
Tel:
+54
Tout l'information de cette article au sujet de ce pays est disponible selon les termes de la license de la GNU Free Documentation copyright Wikipedia Tout les autres aspect du site sont copyright © www.info-voyage.com