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Politique
Cuba se présente comme un pays socialiste, et se veut être une république unitaire des ouvriers et paysans une république parlementaire - où le Parti communiste est le seul parti politique reconnu par la Constitution. Fidel Castro est premier ministre de 1959 à 1976, puis, à l'abolition de cette charge, président du conseil d'État de 1976 à 2008. Il est depuis 1965 premier secrétaire du Parti Communiste Cubain et depuis 1976 représentant à l'Assemblée nationale de la municipalité de Santiago de Cuba et commandant en chef des forces armées.
Le parlement cubain est l'Assemblée nationale (Asamblea Nacional del Poder Popular). Ses 614 membres sont élus pour 5 ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. L'Assemblée nationale élit en son sein le Conseil d'État et son président par un vote à bulletin secret.
L'embargo des États-Unis contre Cuba (décrit à Cuba par le terme espagnol el bloqueo qui signifie « le blocus ») est un embargo économique, commercial et financier à l'égard de Cuba par les États-Unis mis en place le 7 février 1962 à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines. En 2008, l'embargo est toujours en place, faisant de cet embargo le plus long embargo commercial de l'histoire moderne.
L'embargo ne porte toutefois plus sur les médicaments, les matériels de télécommunications et les produits agro-alimentaires, faisant des États-Unis le premier exportateur pour l'économie cubaine, particulièrement dans le secteur alimentaire : le montant des exportations américaines vers l'île s'élève aujourd'hui à 500 millions de dollars par an. En 2008, entre 35 à 45 % des importations alimentaires à Cuba viennent des États-Unis, qui sont devenus les premiers fournisseurs de nourriture de l'île.
Raul Castro a succédé en 2008 à son frère Fidel Castro. Cuba est également connu pour sa médecine et son éducation gratuites. C'est pourquoi de nombreux Américains déçus par leur système de santé viennent se faire soigner à Cuba. Le peuple cubain jouit également d'une absence quasi-totale de chômage : tout cubain peut ainsi accéder à un foyer et une quantité de nourriture suffisante, bien que la population soit encore fort pénalisée dans le domaine des autres produits que ceux de première nécessité.
Cependant, les libertés fondamentales d'expression, d'association et de circulation sont extrêmement réduites, ce qui a provoqué l'exode de centaines de milliers de Cubains, réfugiés notamment en Floride. 1,7 million de Cubains soit 15 % de la population totale vivent en exil. En 2007, le pays est classé 165e sur 169 par reporters sans frontières pour le peu de liberté qu'il y est laissé à la presse. La liberté d'expression est limitée, l'internet est censuré et les opposants au régime sont jetés en prison : actuellement 62 personnes sont incarcérées pour des raisons politiques. Capter les chaînes étrangères de télévision reste interdit par le gouvernement. La vente des ordinateurs est soumise à autorisation, les cybercafés affichent des tarifs prohibitifs. Cuba détient le taux d'accès à internet le plus bas d'Amérique latine (17 internautes pour mille habitants contre 630 aux Etats-Unis et 430 en France). Le seul parti politique autorisé est le parti communiste cubain mais qui ne peut pas se présenter lors des élections. Cuba n'a pas officiellement aboli la peine de mort : la dernière exécution remonte à 2003. 40 prisonniers attendent toujours leur exécution dans le couloir de la mort.
L'armée cubaine, appelée Forces Armées Révolutionnaires, est forte de 50 000 hommes.



